Quand on ne va pas bien, on a souvent du mal à associer le mot « trauma » ou « traumatisme » à ce qu’on vit. Personne n’a envie de se considérer ainsi. Les « traumatisés », ce sont toujours les autres. Quant aux blessures émotionnelles, elles sont tellement courantes qu’on a tendance à penser qu’elles sont « nous », voire constituent « notre personnalité ».
Et on reste avec ses souffrances à vif, sans cesse ravivées par des déclencheurs dans le présent. On pense que notre histoire fait partie de nous et qu’on ne peut pas la changer. On se dit que c’est « comme ça », qu’il faut « faire avec »… Même certains professionnels ont longtemps cru cela.
Mais cette époque est révolue : accompagné d’un praticien formé en qui vous avez confiance et avec des techniques adaptées, chacun peut reprendre son chemin de vie. L’hypnose thérapeutique, l’EMDR-DSA et l’EFT clinique sont des approches reconnues pour leurs bienfaits dans l’accompagnement de ces plaies de l’âme.
En tant qu’Hypnothérapeute d’orientation psychotraumatismes (IFHE), également psychopraticienne EFT clinique formée à l’IFPEC (Jean-Michel Gurret) et praticienne EMDR-DSA (formée à l’institut AHTMA ), je vous propose un soutien bienveillant pour vous aider à retrouver votre équilibre émotionnel.
Les traumas : 2 grandes catégories…
Le psychotraumatisme est bien plus courant qu’on ne l’imagine. Il peut prendre sa source dans l’enfance (expériences précoces) ou provenir de chocs de la Vie. Dans le cas d’un psychotraumatisme, l’esprit et le corps continuent de réagir bien après le(s) événements(s) car les capacités psychiques ont été débordées et/ou les besoins psychiques essentiels non pris en considération.
Les chocs traumatiques
Les traumatismes auxquels on pense le plus spontanément sont issus d’un événement unique et brutal (accident, agression physique ou psychologique, catastrophe naturelle, deuil soudain…). Le cerveau, submergé par l’ampleur du choc ne parvient pas à traiter l’information normalement. Les souvenirs restent bloqués, comme un fichier corrompu qui tourne en boucle.
Exemples :
- Agressions physiques ou sexuelles (viol, inceste, coupures)
- Accidents graves (voiture, travail, domestique)
- Catastrophes naturelles (inondation, incendie, tremblement de terre)
- Deuils soudains (suicide, mort violente, disparition)
- Témoignage d’un événement violent (accident, agression)
Les manifestations courantes appelées « troubles du stress post-traumatique » (TSPT) sont des reviviscences (flashbacks, cauchemars), un évitement des situations rappelant l’événement, de l’hyppervigilance, des réactions de sursaut, le sentiment de détachement ou d’engourdissement émotionnel.
Les traumatismes complexes
Il existe aussi une autre catégorie de traumas, pernicieux, moins visibles, conséquences d’une exposition prolongée et répétée à des situations de danger, de violence ou de négligence, souvent pendant l’enfance. L’accumulation de blessures psychiques, jour après jour, empêche d’instaurer un sentiment de sécurité intérieure. On les qualifie de « complexes » en raison de leur caractère répété et prolongé dans le temps, qui perturbe profondément la construction de la sécurité intérieure et la régulation des émotions.
Exemples :
- Négligence émotionnelle ou physique prolongée
- Instabilité familiale chronique (déménagements répétés, séparations conflictuelles)
- Violences éducatives ordinaires (humiliations, punitions abusives)
- Maltraitance (physique, psychologique, sexuelle)
- Emprise abusive (sectaire, relation toxique prolongée)
- Harcèlement moral répété et prolongé (familial, scolaire, professionnel)
Les manifestations courantes sont des difficultés à réguler ses émotions (colères, tristesse intense), un sentiment de honte ou de culpabilité permanent, des troubles de l’attachement (difficulté à faire confiance), de la dissociation (impression de « décrocher » de la réalité), des croyances négatives sur soi (« Je ne vaux rien », « Je suis en danger »).
Les blessures émotionnelles
Les blessures émotionnelles sont des souffrances liées à des expériences difficiles ou douloureuses, qui ne relèvent pas forcément d’un traumatisme au sens clinique (pas de choc brutal ni de répétition perturbant profondément le sentiment de sécurité intérieure). Pourtant, elles créent de la détresse, du stress, des anxiétés ou des croyances limitantes, et peuvent se réactiver face à des déclencheurs.
Exemples :
- Deuils (même non soudains)
- Séparations ou ruptures (amoureuses, familiales, professionnelles)
- Harcèlement moral ponctuel (au travail, à l’école)
- Malveillance ou trahisons (conflits, mensonges, manipulations)
- Maladies ou accidents (sans gravité extrême, mais marquants)
- Opérations chirurgicales (même banales, si vécues comme traumatisantes), certains accouchements,
- Déménagements (surtout dans l’enfance, si vécus comme une rupture)
- Relations toxiques (ponctuelles ou non répétées)
- Échecs ou humiliations (examen, projet professionnel, rejet)
- Traumatismes transgénérationnels (secrets de famille, non-dits, histoires familiales lourdes)
Les manifestations courantes sont des symptômes de stress ou anxiété situationnelle, des ruminations, doutes persistants, l’évitement de certaines situations (par peur de revivre une émotion), le sentiment d’insécurité ou de mal-être diffus, des croyances limitantes (« Je n’y arriverai jamais », « Je ne mérite pas… »)
Souffrir de psychotraumatisme ou de blessures émotionnelles n’est en aucun cas une question de force ou de faiblesse. Il est intrinsèque à ce qui fait de nous des êtres humains, avec nos émotions, nos croyances, notre corps qui « n’oublie rien » sans que nous en ayions conscience.
Les conséquences
Lorsqu’un psychotraumatisme ou une blessure psychique profonde sont ignorés, ils ont la fâcheuse tendance à se rappeler à nous, un peu comme si quelque chose en nous nous envoyait un message : OCCUPE-TOI DE CA !!!
Ils trouvent en effet toujours un moyen de se faire entendre en prenant de plus en plus de place sur les plans…
Émotionnel : stress, anxiété, phobies, pensées intrusives, ruminations, colères, état de tristesse prolongée…
Comportemental : addictions, comportements à risques ou compulsifs, TOC, difficultés relationnelles, isolement, troubles alimentaires…
Physique : douleurs chroniques, inflammations, allergies, intolérances, maux physiques… (L’esprit et le corps sont un système intégré !)
Et cela peut finir par nous empêcher de vivre pleinement « ici et maintenant », car le propre du psychotraumatisme ou de la blessure non apaisée, c’est justement de s’inscrire sans cesse au présent : rien n’y fait… « le passé ne passe pas ».
📌 Précision importante sur mon accompagnement
• Mon rôle : Je vous accompagne sur les aspects émotionnels et comportementaux de votre mal-être. Je ne pose pas de diagnostic et ne remplace pas le suivi d’un professionnel de santé (médecin, psychiatre…) ou psychologue.
• Votre sécurité : Pour certaines situations donnant lieu à un psychotraumatisme (notamment les violences sexuelles ou physiques graves, les troubles psychiatriques, ou les deuils récents), l’avis d’un professionnel de santé (médecin, psychiatre…) ou psychologue est indispensable avant toute séance. Dans ce cas, je pourrais échanger avec ces professionnels pour un travail en complémentarité, avec votre accord. Cela permet de garantir un accompagnement sécurisé et adapté à votre situation. En cas de doute, je peux vous orienter vers un professionnel si vous le souhaitez.
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Ce n’est pas le traumatisme qui fait grandir, mais la manière dont on le surmonte. Boris Cyrulnik